Politique emploi. Le Parcours emploi compétence remplace les emplois aidés

Publié le Publié dans Edito, Revue de presse

Jugés inefficaces par Muriel Pénicaud pour insérer durablement dans l’emploi les bénéficiaires, les emplois aidés sont remplacés par le Parcours emploi compétences (PEC). Emanant du rapport Borello consacré à l’inclusion sociale, 200 000 Parcours emploi compétences ont été budgétés cette année. Les personnes en situation de handicap et les habitants des quartiers prioritaires sont ciblés.

Le nouveau dispositif s’adresse uniquement au secteur non-marchand : associations, collectivités territoriales, employeurs publics… Les employeurs s’engagent à former activement les bénéficiaires (remise à niveau, préqualification, période de professionnalisation, acquisition de nouvelles compétences…) et à assurer un suivi plus poussé (aide à la prise de poste, évaluation des compétences…). Les conseillers Pôle emploi auront en charge le contrôle de ces nouvelles obligations. 1 à 3 mois avant la fin du contrat, un bilan sera réalisé pour “identifier les blocs de compétences développés pendant l’emploi”. Borello le rappelle dans son rapport, “la réalité de l’insertion dépend en réalité de l’employeur et non de l’usager”.

50 millions d’euros issus du Plan d’investissement en compétences seront fléchés vers le PEC. A l’issue du dispositif, 18 000 bénéficiaires pourraient alors accéder d’une formation de 280 heures. Les préfets, qui gèreront le PEC, disposeront désormais non plus d’un nombre de contrats mais d’une enveloppe budgétaire annuelle qu’ils repartiront entre les besoins locaux (PEC ou insertion par l’activité économique). Les taux de prise en charge du PEC pourront varier entre 30 % et 60 % du SMIC brut.

Grâce au PEC, un bénéficiaire sur 2 devrait décrocher un emploi durable dans les 6 mois suivant la fin de son contrat aidé contre 26 % actuellement.